Samedi 28 avril 2012
à la Parole errante à la Maison de l'arbre - la Maison de l'Arbre, Montreuil
Inauguration du lieu après travaux et dernière rencontre autour de
La Traversée des langages d'Armand Gatti

 

Le livre et le lieu :
Réouverture de la Maison de l'arbre*,
La Traversée des langages**

Atome, quantas et résistance

 

ENTREE LIBRE 



 

Pour cette 6e rencontre autour de La Traversée des langages en avril 2012, nous fêtons
deux événements.


* La Maison de l'Arbre (dans les locaux de La Parole errante) est le lieu d'Armand Gatti à Montreuil, dont la réouverture officielle, après de nouveaux travaux est programmée ce 28 avril 2012 et la mise en route du Café Michèle Firk, librairie associative (Contact :
michelefirk@riseup.net )  

** La Traversée des langages, quatorze pièces écrites par Armand Gatti qui viennent de
paraître aux éditions Verdier. Ce cycle théâtral a, comme fil conducteur, la résistance menée par Jean Cavaillès dit « L'Inconnu n°5 », à la croisée des langages de la science, de la philosophie, de la poésie.

 

 

 

 

Les pièces de théâtre qui composent La Traversée des langages font suite à l’édition chez Verdier des Œuvres théâtrales en trois volumes et constituent un cycle nouveau, une aventure à part entière.
S’invente alors un théâtre où les incertitudes du langage de l’Univers, révélées par les sciences du XXe siècle, l’irréductible mystère de la nature et de l’homme, s’élèvent contre toutes les formes d’oppression rationaliste du monde spectaculaire et marchand.
Pour Armand Gatti, prise dans la tempête de l’histoire, la résistance est toujours victorieuse tant que dure le combat. Son utopie théâtrale est à la fois champ de bataille et chant d’espoir.


Pendant un an, La Parole errante a proposé des rencontres pour dérouler l'aventure de l'écriture de La Traversée des langages, accompagnées d'une exposition réalisée par Stéphane Gatti. Ces rencontres ont pris la forme de tables rondes ouvertes au public, enregistrées et diffusées sur la radio de la Parole errante : Les Chroniques de l'arbre - www.radio-gatti.org.

 

Samedi 28 avril 2012 

 
« Sur quoi repose notre tentative d'entrer dans un spectacle qui donnerait une identité à l'Inconnu n°5 ? Par sa recherche... Nous cherchons l'Inconnu n°5. Nous le cherchons en sachant qu'il n'est pas là. Nous le cherchons parce que lui seul (tout en étant absent) nous donne une vraisemblance dans les mots que nous employons en ce moment ».
A.Gatti

 

11h > Inauguration : visite de l’exposition La Traversée des langages

 

Présentation par Stéphane Gatti. Retour sur les expériences théâtrales de La Traversée des langages d'Armand Gatti.


LE CATALOGUE DE L'EXPOSITION
: Hypothèses de travail pour entrer dans la Traversée des langages d'Armand Gatti  réalisé à partir du cycle de rencontres organisées tout au long de l'année 2011-2012. 

Nous avons reçu, pour lui rendre hommage, les amis et collègues de Francis Bailly, le physicien et kaballiste, lecteur et commentateur éclairé de La Traversée des langages ; les historiens et épistémologues spécialistes de Cavaillès, « L'Inconnu n°5 », ainsi qu'un de ses compagnons de résistance, M. Pierre-Yves Canu ; les philosophes, artistes et physiciens qui travaillent l'articulation entre art, science et culture ; les stagiaires d'Armand Gatti et ceux qui ont suscité et concouru à la mise en oeuvre et au déroulement de ces 7 expériences autour de La Traversée des langages qui se sont tenues de 1994 à 2010. Le catalogue de l'exposition reprend ce cheminement intellectuel et fraternel.

 

14h - 15h > Lecture  d’un extrait de l’une des trois préfaces de La Traversée des langages  (éditions Verdier, janvier 2012) 

 

Lecture par Armand Gatti.


Les pièces de théâtre qui composent La Traversée des langages font suite à l’édition chez Verdier des Œuvres théâtrales en trois volumes et constituent un cycle nouveau, une aventure à part entière.
S’invente alors un théâtre où les incertitudes du langage de l’Univers, révélées par les sciences du XXe siècle, l’irréductible mystère de la nature et de l’homme, s’élèvent contre toutes les formes d’oppression rationaliste du monde spectaculaire et marchand.
Pour Armand Gatti, prise dans la tempête de l’histoire, la résistance est toujours victorieuse tant que dure le combat. Son utopie théâtrale est à la fois champ de bataille et chant d’espoir.


15h30 - 17h15 > Lecture de Les Arbres de Ville-Évrard lorsqu'ils deviennent passage des cigognes dans le ciel (éditions Verdier, 2010). Poème d’Armand Gatti.

 

Lecture par  : Armand Gatti, Fatima Doukhan-Kaci et Laurent Vassal. Chants : Bielka.

 

C’est à l’hôpital de Ville-Evrard, à Neuilly-sur-Marne – où furent internés Camille Claudel et Antonin Artaud –, qu’à l’été 2006 Gatti mena l’une de ses expériences théâtrales qu’allaient clore trois représentations intitulées : Les Oscillations de Pythagore en quête du masque de Dionysos, opéra quantique. Il avait réuni là trente-cinq "stagiaires" de quatorze pays différents pour mettre en jeu ce nouvel épisode de La Traversée des langages. Les Arbres de Ville-Évrard lorsqu’ils deviennent passage des cigognes dans le ciel est nourri de cette expérience, il en est l’aventure transposée dans et par le poème.
On y retrouve – outre beaucoup des grands morts de Gatti et leurs voix actives – la quête toujours énigmatique, inspirée du "Livre des mutations", des mouvements de l’univers et de ses invariants. L’arbre est la verticalité insurrectionnelle à laquelle Gatti confie sa parole errante.

 

17h30 - 18h30 > Lecture chantée de L'OPERA PROBABLE :  L'Inconnu n°5 du fossé des fusillés du pentagone d'Arras.

 

Pièce de théâtre issue de La Traversée des langages d'Armand Gatti.
Lecture mise en espace et mise en voix : Mohamed Melhaa.
Avec les étudiants d'Arts du spectacle de l'Université Marc Bloch de Strasbourg, Les élèves de l'Université de Strasbourg : Ornella Baccarani, Théophile Choquet, Delphine Didier, Louise Huriet, Thomas Joseph, Myriam Saingre, Anissa Toumi.

 

Première pièce de La Traversée des langages jouée en 1997 à Sarcelles, L'Opéra probable célèbre la rencontre entre Jean Cavaillès (mathématicien et résistant) et Emmy Noether (mathématicienne juive allemande, persécutée par le régime nazi) sous la statue de la Synagogue aux yeux bandés de la cathédrale de Strasbourg. Cette rencontre devait donner lieu à l’écriture d’un livre sur la théorie des groupes. L’histoire en décida autrement : Emmy Noether mourut en exil aux États-Unis en 1935, et Cavaillès, arrêté par la Gestapo, fut assassiné au fort d’Arras en 1944. Le livre ne fut jamais écrit. Comment dès lors relancer l’histoire ? C’est la question que soulèvent les groupes qui se rencontrent sur scène, conjuguant les théories scientifiques, les traditions mystiques, et la mémoire incandescente des grandes insurrections politiques.

 

19h - 20h > Repas :  intervention culinaire d'Ivanne et Sidonie

 

20h30 - 22h30 > Représentation de La Cigogne. Pièce d'Armand Gatti (1967). 

 

Mise en scène : Matthieu Aubert.

Eclairages : Benoît Cornard.

Régie : Guillaume Hébrard.

 

Avec Matthieu Aubert (Kawaguchi), Thérèse Bonnétat (Tomiko), Haciba Boucenna (Atom boy), Yves Flank (Mashimoto), Nicolas Leroy (Tsubakiyama), Ilyes Mniai (Enemon), Flora Némoz (Kutsuken), Pascal Nyiri (Nomura), Marie-Line Schrotzenberger (Miss Ayasaki).


Une vieille croyance japonaise veut qu'un malade condamné qui parvient à confectionner mille cigognes en papier échappe à la mort. Oyanagi, petite fille victime de la maladie atomique, en fit 703 avant de succomber. Sept survivants qui ont vécu son espoir et son agonie sont unis par ce souvenir et tournent en rond autour de cette mort.

 

 

 

Autre représentation :  le dimanche 29 avril à 14h à La Parole errante à La Maison de l'arbre.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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