Nouvelle création d'Armand Gatti à la Maison de l'arbre de Montreuil
Rosa Collective
Représentations les 30 et 31 août, 1er septembre 2012 à 20h30

 


Du 1er août au 2 septembre 2012, La Parole errante accueille en résidence à la Maison de l'arbre de Montreuil, la nouvelle création théâtrale d'Armand Gatti :

 

Rosa Collective.
 

Générale publique le JEUDI 30 AOUT à 20h30

Représentation le VENDREDI 31 AOUT à 20h30 

Représentation supplémentaire le SAMEDI 1er SEPTEMBRE à 20H30

Entrée libre.
COMPLET TOUTES DATES -  RESERVATIONS CLOSES


à La Parole errante à la Maison de l'arbre

9 rue François Debergue - 93100 Montreuil



=> Lire les articles de presse parus autour de la création



Mise en scène : Armand Gatti assisté de Matthieu Aubert, Mohamed Melhaa.
Scénographie : Stéphane Gatti assisté de Emmanuelle  Amann, Alex Meunier, Jean-Marc Luneau, Benjamin Gatti.
Avec :  Matthieu Aubert,  Mohamed Melhaa, Audrey Olivetti, Léa Loyer, Souliko Tchkaïdzé, Delphine Didier, Pauline Rumen, Myriam Saingre, Ornella Baccarani, Noémie Beauvallet, Camille Ferrand, Jean-Paul Iwanon, Sébastien Turner, Hugo Botter, Lucas Arnoldi.
Coordination : Hélène Châtelain, Audrey Olivetti.
 

Production : La Parole errante, direction Jean-Jacques Hocquard & Armand Gatti Administration : Chantal Duquesnoy.
Documentation / Web : Tiffany Anton

 

 

Préface Rosa Collective par Michel Séonnet

(Œuvres théâtrales, Armand Gatti - Editions Verdier, 1991)


Après l’interdiction de La Passion en violet, jaune et rouge [décembre 1968], Gatti a quitté
la France. Pour l’Allemagne. Berlin. Cette ville bicéphale où il a rendez-vous avec une femme morte depuis cinquante ans : Rosa Luxemburg, la noyée du Landwehrkanal, celle dont l’assassinat mit un point final à la révolution spartakiste. Il la cherche. Il enquête. Des deux côtés du mur. Et ce qui devait être rencontre avec une femme – avec un personnage – devient empoignade avec des questions qui ne le lâcheront plus. Un personnage de théâtre, qu’est-ce que c’est ?
Gatti a toujours cherché à établir ses personnages dans la confrontation de leurs différentes existences possibles. Mais, cette fois, il pousse jusqu’au bout la logique mise en
oeuvre dans Chant public devant deux chaises électriques : si le personnage de Rosa n’est pas construit à partir de ce qu’il reste d’elle aujourd’hui (au moment où la pièce est écrite et jouée), elle est condamnée à l’inexistence.
Or, que reste-t-il de Rosa ? Une dérision – à l’Est. Un ensevelissement sous les images mass-médiatiques – à l’Ouest. Rosa Luxemburg, aujourd’hui, est-elle défnitivement condamnée (et le théâtre qui prétendait la dire) ?
Comme toujours, chez Gatti, les innovations dramaturgiques sont indissociables des interrogations politiques. Si l’existence de Rosa Luxemburg est contestée en tant que personnage, c’est qu’elle l’est, aussi, en tant que « modèle » possible. Ce qui compte, ce n’est pas la Rosa-telle-qu’elle-a-été – personnage historique – mais la Rosa-telle-qu’elle devient dans le combat d’aujourd’hui.
Mais où est-il ce combat ? La réponse est d’évidence. Dans la rue. Dans les usines. Dans les écoles. Partout. Mais pas dans les théâtres. « Les personnages de théâtre meurent dans la rue », dit Gatti (c’est le titre du poème qui deviendra affiche sur les murs de Berlin [1973]). Ils y meurent, parce qu’il n’y a que là qu’ils puissent vivre – et rester combattants.

 

Affiche : Staatstheater, Kassel : Rosa Kollectiv, Ein Stük über Rosa Luxemburg von Armand Gatti - 1971  

© : Staatstheater


Historique de Rosa Collective


Exilé à Berlin, suite à l’interdiction de La Passion en violet, jaune et rouge (appelée premièrement La Passion du Général Franco), Gatti plonge dans l’histoire de Rosa Luxemburg, révolutionnaire, dont l’assassinat en 1919 mit fn à la révolution spartakiste et lui consacre une pièce. Que reste-t-il de Rosa dans les combats d’aujourd’hui ?
1971 : Rosa Kollektiv, les 3, 6, 14, 21 et 28 avril, 4 et 13 mai, 5 et 17 juin au Staatstheater de Kassel, République Fédérale d'Allemagne. Mise en scène : Kai Braak, Günter Fischer et Ulrich Brecht. Décors : Thomas Richter-Forgach.
1971 : Rosa Spartakus prend le pouvoir : lecture de la pièce Rosa Collective par Armand
Gatti sur invitation de Lucien Attoun (Théâtre Ouvert) dans le cadre du XXVe Festival d’Avignon, à partir du 8 août, Chapelle des pénitents blancs (4 représentations). Production : Théâtre ouvert.
1974, 6 juillet : Première déclinaison Rosa, Rosa, Rosa : Rosa Collective. Pièce radiophonique diffusée France Culture. Version différente de la pièce initiale. Collection : Nouveau répertoire dramatique, Lucien Attoun. Réalisation : Jean-Pierre Colas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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